Net Ethique…et toc

Dans cette atmosphère délétère créée par l’absence de transparence de nos instances BE, CAP et du comportement non démocratique de certains,  je m’interroge sur les motivations de Mr Prokopiev , secrétaire des jeunes Verts, qui inonde la pages d’accueil du réseau  de 7 pages successives avec ses articles et cela depuis la publication de Chantal Colocoloff (voir ci joint). Peut être une coincidence de calendrier!. De deux choses l’une ou c’est avec une intention malveillante ce que je n’ose penser ou c’est une pratique de spameur et là je m’étonne qu’il n’y ait pas un rappel à l’ordre du modérateur du site. Je veux signaler également que mon blog est inondé de commentaires spam, je ne suis certainement pas le seul, et j’aimerai que les responsables du réseau y remédient.

Quand même, et pourquoi pas un NON d’EE ?

par Chantal Colocoloff

La Coopé

http://kolova.europe-ecologie.net/?cat=162

Nous sommes entraînés malgré nous dans un maelström dommageable sur lequel nous n’avons que peu de prise:

- une fusion précipitée EE – Les Verts décidée en haut lieu . Les Verts pourront l’acter ou la refuser. Les adhérents EE, non …

- un texte de manifeste prenant en compte dans ses premières pages le travail des adhérents mais maintenant, dans ses dernières pages, le pouvoir Vert pendant un certain temps si ce n’est un temps certain … seuls le CAP (auto-proclamé) et CNIR pourront l’amender avant proposition au vote. Les adhérents, eux, devront rédiger un manifeste alternatif COMPLET AVANT LE 30 SEPTEMBRE pourqu’il puisse éventuellement être proposé au vote (si le CAP le veut bien)

- des statuts, copie très conforme aux statuts actuels des Verts, qui sont proposés avant même que le manifeste ou ses textes alternatifs ne soient votés: comment peut-on écrire des statuts pour une forme organisationnelle qui n’a pas été votée ?

- un vote territorial sur les textes pour lequel les adhérents non branchés et dans l’impossibilité d’aller en région ne pourront voter, pour une obscure raison de vote postal « non sécurisé » … et comment donc nos Mutuelles sécurisent-elles leur vote postal ? Nous ne pourrions les imiter ??? Sans compter que ce vote territorial enlève toute la symbolique des Assises de Lyon où, semble-t-il, nous ne pourrons voter que pour le nom (!!!) et, peut-être, pour le réglement intérieur (???) … Vous parlez d’une « constituante » qui va enthousiasmer les foules !!! Aller à Lyon pour ça iii

- des menaces de la part d’un nombre non négligeable de Verts de refuser quoiqu’il arrive le processus…

Est-ce bien conforme, tout ça, à l’idée que nous nous faisions de la Coopérative ? Est-ce bien conforme à la forte demande de transversalité exprimée aussi bien à la Cigale qu’aux journées d’été ?

Nous sommes en plein dans un schéma pyramidal, et encore le pire qu’il soit: du haut (auto-proclamé et non élu) vers le bas … et ce « haut » veut se maintenir pour une période dite « transitoire » dont la durée est plus que floue.

Nous n’avons pas à notre disposition les outils de nos utopies. Alors, pourquoi pas un NON EE clair les seules fois où on nous permet de nous exprimer ? et une teuf d’enfer partout en France pour l’enterrement voulu par les conservateurs frileux de leur petit pouvoir d’une belle et grande idée de rassemblement.

On parie, que de toutes manières, avec ce système, l’abstention sera encore une fois la grande gagnante de cette simili consultation ?

Pour mémoire…

En ces jours d’élaboration des futurs statuts d’Europe Ecologie je trouve que cette déclaration de Gaby Cohn-Bendit en Février 2010 vaut d’être réintroduite dans le débat au niveau des idées, pas des personnes!

Quelques idées et des pistes pour avancer… Gabriel Cohn-Bendit,  Président des Amis d’Europe Écologie

1) Europe Écologie nouvelle force sur l’échiquier politique encore en gestation.

Pour l’instant Europe Écologie n’est qu’un nom. La structure opérationnelle reste le parti Vert. Il n’est pas question de continuer ainsi. L’appareil du parti Vert a tout fait pour que Europe Écologie n’ait pas d’existence autonome. Le parti Vert contrôle les finances, contrôle le site et les fichiers, a contrôlé la constitution des listes et contrôlera les discussions avec les partenaires en particulier avec le PS pour le deuxième tour des élections régionales.

Il y aura encore des déceptions des camarades qui se croient en position éligible se verront éliminés. Il faudra se battre pour faire respecter l’ordre des candidats sur les listes.

Le PS se prêtera à ce jeu, le parti vert est moins dangereux pour eux qu’EuropeÉcologie et ils feront tout pour faire éclater Europe Écologie. Des apparatchiks Verts comme Jean Vincent Place seront plus préoccupés par leur futur poste de sénateur que par la construction d’une force qui peut faire jeu égal avec le PS dans un premier temps et le dépasser dans un deuxième.

2) Que faire?

Nous, les Amis d’Europe Écologie, avons accepté de ne pas apparaître publiquement pendant la campagne. Mais nous n’avons pas dit que nous ne réfléchirions pas à ce qui doit changer pour qu’Europe Écologie devienne une force qui ne dépende plus de l’appareil des Verts. Je distingue le parti, l’appareil Vert, des militants Verts de la base comme de nombreux élus.

Je pense même qu’une majorité de militants Verts ne supportent plus leur appareil ni son symbole en chair et en os Jean Vincent Placé.

a) La double appartenance.

Europe Écologie doit devenir une force politique qui accepte en son sein des adhérents venant d’autres formations politiques, les Verts bien entendu, mais aussi des militants du MEI, de GE, du PS, du PC, de Cap 21, du MODEM et en dernier mais le plus important tous ceux qui n’appartiennent à aucune structure politique. Tous devront accepter la charte commune, dont les grands axes ont déjà été élaborés lors des élections européennes, qui ont été précisées lors des élections régionales et que nous préciserons encore avant la convention de constitution d’Europe-Écologie, qui pourrait avoir lieu en mai 2010.

b) Les cotisations ou l’argent le nerf de la guerre.

Europe-Écologie fixera pour ses adhérents une cotisation de X euros. Ceux qui sont ou veulent adhérer chez les Verts ou à toute autre formation politique paieront une autre cotisation à ces partis que ces partis fixent en toute indépendance. Oui nous sommes pour permettre la double appartenance à ceux qui le désirent. Mais à Europe-Écologie nous ne connaissons que des adhérents d’Europe-Écologie. Et lors des prochaines élections les cantonales et les législatives de 2012, le nom sous lequel se présenteront les candidats sera Europe-Écologie, ou le nom que la convention de fondation se donnera; et c’est à cette formation politique qu’iront les fonds. Nous avons donc un an pour préparer les cantonales et deux ans pour les législatives. Oui je sais, ça ne se fera pas tout seul.

3) Les militants.

Dans les partis traditionnels, dont les Verts, on appelle militant des hommes et des femmes qui se réunissent au moins une fois par mois de 20h à 22h et parfois beaucoup plus tard, de préférence le soir de la retransmission d’un grand match de foot ou de rugby ou le soir où canal + passe le chef d’oeuvre d’un des plus grands cinéastes. Et tout ça pour des séances d’un ennui mortel ou il ne se dit pas grand-chose, mais ou onse fait connaître pour pouvoir participer à la course à la candidature, tenter de faire partie de la bonne écurie, j’en passe et des meilleures.

Or aujourd’hui il y a des dizaines de milliers de jeunes et de moins jeunes (et j’en suis), qui ne veulent pas jouer à ces jeux-là. Ils sont prêts à participer à toutes les discussions par internet, à se faire connaître par internet, à voter par internet et à participer physiquement à de grandes manifestations et à coller des affiches et se mobiliser lors des élections, et même oh scandale à être candidat. Certains militent activement dans des associations de défense de l’environnement, de solidarité internationale, de défense des sans abri etc…. Être inscrit à un parti, oui, y perdre son temps au détriment de l’action concrète, non.

Oui il y aura à Europe Écologie une nouvelle sorte de militants à part entière mais pas masos. Je vois et j’entends déjà les militants traditionnels crier au scandale, quelqu’un qui ne vient pas aux réunions avoir le même poids dans la prise de décision qu’eux les toujours présents.

4) Des instances de décisions élues.

a) Des comités de pilotage et d’animation oui mais élus.

Chacun pourra se présenter, et c’est sur la base de textes de présentation qu’ils ou elles seront élus, par votes électroniques. Mais transversalement il y aura des réseaux nationaux qui s’intéressent plus particulièrement à tel ou tel secteur qui travailleront ensemble et auront des représentations au niveau national. Pour moi ce serait un réseau qui aborde les problèmes d’éducations en France mais surtout en Afrique.

Certains travailleront les problèmes économiques au niveau local, national européen et mondial. Nous profiterons tous de leurs réflexions, comme ils profiteront des nôtres. Sur toutes les questions nous feront appel à des « experts » pour aider notre réflexion. Là encore , il faudra se garder de la fermeture partidaire qui favorise les sectarismes.

b) Une Charte d’adhésion.

Nous devons élaborer une Charte qui sera la base de l’adhésion. Je l’ai dit nous en avons déjà les axes principaux. C’est sur cette base que se fera l’adhésion et non sur le « d’où viens-tu ? » Que tu viennes des Verts, de Cap21 du MEI de GE du PS du PC du Front de gauche (oui Martine Billard a toute sa place à Europe Écologie). Mais aussi les militants du Modem qui accepteront notre charte, et pas seulement Ben et Yann Wehrling.

Je sais certains attrapent des boutons à cette idée, mais ces éruptions cutanées ça se soigne. J’avais les mêmes quand on me parlait des Verts, et aujourd’hui à Europe Écologie je ne suis pas le seul, mais nous nous soignons, avec des thérapies de choc mais il faut y arriver. Pendant cette campagne où nous avons choisi l’autonomie au premier tour, certains camarades écolos ont choisi de faire alliance dès le premier tour avec le PS. Les Verts parlent d’exclusion. A Europe Écologie ces camarades auront leur place. Ce ne sera pas facile pour eux, mais là encore nous devons faire cet effort. Ils ont prouvé depuis longtemps qu’ils étaient des militants écolos.

Conclusion toute provisoire d’un texte à discuter et non à prendre ou laisser.

Je voudrais rappeler ici la courte histoire d’Europe Écologie. Quand Dany m’a parlé de son envie de faire une dernière campagne européenne en France, je lui ai dit OK mais surtout pas comme tête de liste du parti Vert. « Tu te rappelles le soir même des résultats, Dominique disait «on lui paye un billet pour Francfort et qu’il nous foute la paix». Et quand Dany a proposé sa TGV «la troisième gauche verte», il fut sifflé auxjournées d’été de Lorient.

Il fallait réécrire ce mauvais scénario.

«Si tu conduis une liste ce sera une liste d’écologistes ouverte aux Verts mais pas d’une liste Verte même ouverte à d’autres écologistes. Car le parti Vert a, comme jadis le PC et comme tous les partis, des compagnons de route. Certains Verts, comme Jean Vincent Place ont fait courir le bruit que Dany voulait venir en France parce qu’il n’aurait pas le droit de se présenter en Allemagne. Dénigrez, dénigrez, il en restera toujours quelque chose.

Oui Jean-Vincent reconnaît qu’il aurait eu de mauvaises informations,

mais elles l’arrangeaient tellement bien.

Seulement la situation des Verts dans l’opinion était si catastrophique qu’ils n’avaient d’autre solution que d’accepter. Le divorce entre la prise de conscience des problèmes écologiques dans l’opinion, que l’on pouvait mesurer au succès de Nicolas Hulot et les faibles scores électoraux du parti Vert était criant, et de nombreux verts, comme Yves Cochet, Marie-Hélène Aubert et d’autres le posaient clairement.

L’appareil Vert accepta le deal de Dany, une liste moitié verte moitié non verte. Le pari était osé pour la direction du parti vert, car avec 10% il y aurait eu 8 élus dont trois verts, Dany compris et cinq non-verts. Avec 16%, le résultat a été 7 verts et 7 non-Verts.

C’est juste après que les choses se sont gâtées. Pour l’appareil Vert, il n’était pas question de construire une nouvelle force politique.

Jean Vincent Place l’a dit clairement au cours d’une rencontre des Amis d’EuropeÉcologie.

Les Verts resteront la colonne vertébrale, le système nerveux et il va sans dire le cerveau d’Europe Écologie. Les Verts, grand corps malade, maigre à faire peur, avait besoin selon Jean-Vincent d’un peu de chair et de gras pour être présentables. Les nonverts n’étaient donc qu’un peu de muscle et de gras. Nous devions être le Désir d’Avenir des Verts.

Tout se décide ailleurs. Cet ailleurs, c’est le parti Vert.

Si pour les Européennes le poids de Dany était suffisant pour imposer un certain nombre de choix, il en allait tout autrement pour les régionales. Là, l’appareil Vert a joué à fond. C’est lui qui a décidé sans intervention de quiconque de l’ordre des candidats verts, mais c’est lui aussi qui a décidé de l’ordre des non-verts. C’est ça qui doit absolument changer et qui changera pour qu’Europe Écologie continue à vivre.

Ce n’est qu’un début continuons le débat

http://www.lesamisdeuropeecologie.eu/

http://www.mediapart.fr/club/edition/pol-en-stock/article/020210/gaby-cohn-bendit-sort-son-bazooka-pour-penser-lapres-region

Le coup de Nantes!


Mais que s’est il donc vraiment passé aux journées d’été du rassemblement des écologistes à Nantes?

Pour un Euro-écologien lambda comme moi qui n’a pas pu s’y rendre et qui a suivi sur internet et à la télé le développement de ces studieuses journées il y a matière à réflexion. Ce billet n’a pas pour but de remettre en question les personnes dans leurs qualités et leurs compétences mais de s’interroger  sur les options politiques qui sont entrain d’être prises de façon, il me semble, peu démocratique.

Reprenons l’histoire:

Le tour de passe-passe

Acte I.                                                                                                                                                               Quelques jours avant le rassemblement de Nantes Eva Joly se déclare prête à être candidate à la présidence sous la bannière d’EE. Peu de temps avant  elle avait déclaré son engagement  pour la retraite à 60 ans. (Une façon de se démarquer de Dany et de se ranger derrière une exigence de l’orthodoxie verte)

Au même moment, Cécile Duflot déclare ingénument qu’elle  se sent trop jeune, pas suffisamment armée pour faire face  à l’épreuve présidentielle et qu’elle est ravie de soutenir Eva. Elle évite du même coup de se lancer dans une campagne perdue d’avance.

Acte II.

Scène 1- Miracle! Clament les média. Les écologistes sont rassemblés sous la bannière d’Europe Écologie. Finis les divisions légendaires des Verts, leurs courants inconciliables et autodestructeurs, finie la machine à perdre! Tous les écologistes sont là,  heureux d’être enfin réunis dans une atmosphère studieuse et festive.                                                                                         La preuve de cette harmonie, Eva Joly et Cécile Duflot, le couple de l’année,  l’union de l’intégrité, de la justice, de l’éthique avec  celle qui a permis et qui incarne brillamment le renouveau du parti Verts. Les deux stars, la Verte et l’EÉ réunies, la mano en la mano, souriantes et complices. Les symboles et l’image sont au rendez vous.

Mais  il y a un bémol dans cette belle union, Dany  n’a pas l’air content et il se tient à l’écart.

Scène 2- Les média s’engouffrent dans la brèche, filment Dany en retrait, seul, alors que les photographes s’agglutinent autour du nouveau couple politique. On ne s’occupe plus de lui, ils n’en ont que pour Elles! L’émission de Calvi C’ dans l’air sur Arte est édifiante avec son titre: « un Vert de trop « pour parler de Dany , avec entre autres intervenants A. Lipietz qui soit dit en passant n’élèvera pas le débat!)

Alors, nous explique-t-on, Cohn-Bendit boude, on le qualifie de « stroumph grognon », de jaloux. Mais, ajoute-t-on,  c’est Dany, on connaît son narcissisme, son côté enfantin, on l’aime tel qu’il est, on lui pardonne…ses caprices.

Le coup médiatique est génial. Le coup politique tordu.

Acte III Exit Dany.

Exit l’analyse et le débat sur son désaccord politique fondamental, et  sur les raisons  de son refus d’entériner ce qui est entrain de se passer dans les coulisses de cette histoire.                                        Exit les raisons pour lesquelles il ne veut pas être le témoin de ce mariage politiqu’hard, ni être complice des tractations politiciennes prématurément engagées avec le PS. Il n’est pas d’accord pour cette répartition non démocratique des fonctions : à toi la présidentielle, à moi la présidence d’EÉ le tout adoubé en réunion plénière par une salle à majorité verte.

N’oublions pas que c’est le ralliement d’Eva aux thèses de Dany,  couple symbolique de cette ouverture inimaginable, qui a participé puissamment de l’existence d’EE. Ils ont incarné avec José Bové, Cécile Duflot et d’autres, l’union de l’improbable. Dans ce nouvel espace d’écologie politique tout est à inventer, à innover, à risquer.

Il devient alors possible d’envisager d’inviter Rama Yade pour parler football, possible de faire un atelier avec Roselyne Bachelot sur les centres de consommation supervisés pour drogués… Ces propositions avaient le mérite de mettre en application la politique d’ouverture prônée lors de l’appel du 22 Mars, elle donnaient l’occasion de montrer qu’EÉ ne se laissait pas enfermer dés l’origine dans le jeux politique traditionnel. C’était  le moment opportun pour  démontrer qu’à EÉ il y a une telle confiance dans l’ouverture d’esprit, dans l’intelligence  et dans le cœur qu’il est possible et souhaitable de parler, dans le cadre de nos valeurs, avec tous ceux qui le désirent.

Mais la peur, l’étroitesse d’esprit et le calcul politicien s’y sont opposés!  Il ne fallait  pas laisser planer le doute sur l’encrage à gauche d’EE.  On peut ne pas être d’accord avec sa vision, mais on se doit d’en débattre démocratiquement car les réponses déterminent des choix politiques essentiels.

Faire de l’anticapitalisme et de l’encrage « à gauche »  des marqueurs du rassemblement est réducteur: ce sont des slogans dépassés et stérilisants. N’excluons pas d’entrée ceux qui ne peuvent se reconnaître dans ces mots d’ordre connotés. Les valeurs d’EE sont pour la plupart partagées par la gauche car elles sont universelles . Elles ne sont pas « de gauche » de même que notre devise nationale de Liberté, d’Egalité, de Fraternité n’appartient à aucun parti.                           Plus que les étiquettes ce qui importe c’est qu’un maximum de consciences se donnent les moyens de s’unir au plus vite pour détourner l’énergie destructrice d’un capitalisme débridé qui accroit les souffrances, dévaste notre environnement et assèche la biodiversité. Laissons aux historiens le soin de dire si nous étions ou pas « anticapitaliste » et si nous étions « de gauche »!

Ce n’est qu’un début, ne fuyons pas le débat!

J’ai peur qu’ Eva Jolie ne se soit faite manipuler en cédant aux sirènes de l’agenda électoral, car en acceptant cette mise en scène prématurée, elle a perdu une partie de sa liberté.  Si nous ne réagissons pas rapidement, les pros de la vielle politique verte vont compromettre durablement nos espoirs de faire de la politique autrement.

Ne laissons pas tomber Dany.  Il ne s’agit pas de courtiser un homme providentiel mais d’affirmer haut et fort  nos convictions et nos doutes, de briser l’isolement dans lequel nous les « non verts » et les  »verts mutants »  nous nous trouvons, d’unir nos actions face à la puissance d’un appareil rompu aux manipulations pour donner à l’écologie politique des chances d’occuper  la place qui lui  revient.

Faisons front avec Dany  Cohn-Bendit car il est l’un des garants majeurs,  dans cette période de transition et de structuration, de l’indépendance politique et de la liberté intellectuelle à laquelle nous aspirons.

Revitalisons l’appel du 22mars!

.

Lettre Ouverte (collective) pour une vraie démocratie

Lettre ouverte

pour une vraie démocratie

au sein d’Europe Écologie

« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement

un bulletin dans une case, à déléguer les pouvoirs à un ou

plusieurs élus, puis à se désintéresser, s’abstenir, se taire

pendant cinq ans. Elle est action continuelle du citoyen »

Pierre Mendès France, La République moderne


Nous nous sommes ralliés à Europe Ecologie en espérant voir s’épanouir un renouveau politique

construit sur des bases saines, mené par des acteurs conscients des enjeux qui nous attendent. Bien

que nous voulons nous consacrer dès maintenant aux questions de société, d’environnement et aux

solutions qui nous permettraient de sortir de l’impasse, nous nous devons avant tout d’être vigilants

sur la façon dont s’organise aujourd’hui la structure même de ce nouveau parti.

Il est déclaré dans le cahier des débats préparatoires aux assises constituantes (téléchargeable sur le

site d’Europe Écologie) :

« A la suite des conventions régionales du 8 mai et de la convention nationale du 5 juin, le Comité

d’Animation et de Pilotage d’Europe Écologie (CAP) s’est réuni le 18 juin 2010 et a adopté un

cadre de travail relatif au calendrier et à la méthodologie de travail jusqu’à la tenue des Assises de

novembre 2010. (…) Europe Écologie s’est dotée de 5 groupes de travail : les Groupes 4 et 5

s’occupent respectivement du suivi de la structuration d’Europe Ecologie et de l’élaboration du

projet (programme) d’Europe Écologie. (…) le processus se doit d’être transparent, démocratique

et participatif. »

Or, nous observons aujourd’hui un manque de transparence de la part des instances du

Rassemblement qui fragilise le caractère démocratique du processus d’organisation et réduit la

participation à certaines étapes du projet à un nombre limité d’adhérents.

En ce qui concerne la transparence, il est écrit dans le cahier des débats :

« La période qui s’ouvre doit être articulée de manière sereine et transparente. (…) Le CAP veillera

à assurer un fonctionnement transparent et démocratique. (…) Pendant cette période, le CAP et le

BE d’Europe Ecologie ont pour responsabilité de maintenir la dynamique du rassemblement et

d’assurer le suivi organisationnel du processus. Ils ont la responsabilité de rendre lisibles les

débats pour l’ensemble des adhérents et de veiller à ce que chacun des partenaires se retrouve dans

le processus. »

Nous avons pourtant constaté que la liste des membres qui constituent chacun de ces groupes de

travail demeurait confidentielle, tout comme nous ignorons la façon dont ces membres ont été

nommés. Ce manque de transparence nous a poussés à nous interroger sur les finalités de ces

groupes thématiques et sur leur volonté commune de protéger une structure politique déjà existante.

Si le groupe 4 se montre aujourd’hui moins opaque, il n’en reste pas moins que, hormis quelques

initiatives individuelles, peu d’informations sur le déroulement et la progression du travail de

l’ensemble des groupes ont été diffusées.

Concernant la démocratie appliquée dans la constitution d’Europe Écologie, le cahier des débats

déclare : « Privilégier l’idée d’égalité : égalité de tous avec tous dans la parole et sa prise en

compte. Égalité verticale entre les responsables et les militants, égalité horizontale quelle que soit

l’origine sociale ou géographique. Égalité devant les parcours dans le mouvement quelle que soit

l’ancienneté. (…) En septembre, le BE et le CAP valideront les deux textes de base (projet et

structuration) des assises et les modalités de composition (et de convocation) des assises (par

exemple, les modalités de désignation des délégués). »

Trois organes participent à la constitution d’Europe Écologie. Parmi eux, le BE et le CAP sont

composés respectivement de 56% et 63 % de Verts, tandis que le groupe 4, chargé de la

structuration d’Europe Écologie, est composé à 56% de Verts. Sachant qu’en dernier lieu, c’est le

CNIR (l’organe de décision du parti des Verts, composé donc à 100% de Verts) qui validera le

processus, on peut légitimement se demander si le choix des orientations adoptées par Europe

Écologie se fait de façon démocratique. Par ailleurs, si les Verts ont le dernier mot et de ce fait le

pouvoir de refuser de s’engager dans ce nouveau parti (il faudra 75% des votes pour que les Verts

approuvent la fusion), que deviendra Europe Écologie ? Et s’ils l’acceptent, quelle assurance avonsnous

qu’Europe Écologie ne devienne pas au final qu’une nouvelle façade pour les Verts ? Ne

sommes-nous pas loin du principe de base rappelé partout : 1 personne / 1 voix ?

Enfin, qu’en est-il de la participation des adhérents si souvent mise en avant dans le cahier des

débats ? « L’urgence est de définir le contour de la prochaine organisation et de tracer les grandes

lignes de la structuration. Il est proposé que les textes portant sur la structuration soient parvenus

au secrétariat général d’Europe Écologie avant le 15 août 2010. (…) A partir de ces textes, le

groupe 4 effectuera, avant les journées d’été de Nantes, une synthèse pour rechercher les

rapprochements possibles entre les différents textes en extrayant les points de consensus et en

explicitant de façon lisible pour l’ensemble des adhérents les points de divergence. »

Le principe démocratique et participatif est donc au coeur d’Europe Écologie. Place est laissée au

plus grand nombre pour participer à l’élaboration d’un nouveau parti, que la forme choisie soit celle

de la coopérative, de la fédération ou du parti mouvement.

Europe Écologie nous convie, nous, adhérents « à l’élaboration commune d’un projet de société

ainsi qu’à la forme d’organisation démocratique qui le portera ». Or cette organisation n’est

malheureusement que partiellement démocratique car l’élaboration de la synthèse des textes qui

seront soumis aux Assisses ne se fait pas de façon participative. En effet, nous ne voulons pas être

consultés uniquement au moment de la validation de textes sélectionnés par le groupe 4, mais nous

voulons participer à la totalité du processus. Or, malgré nos efforts répétés pour rappeler au CAP et

au groupe 4 d’ouvrir cette première étape de synthèse des différentes options à TOUTES les

propositions (respectueuses des principes fondamentaux d’écologie politique) proposées par les

adhérents, cette étape préparatoire reste confidentielle. Elle s’élabore seulement sur les textes

présentés par les membres du groupe 4 qui seuls sélectionnent et choisissent ce qui sera soumis aux

votes des adhérents aux Assises d’automne. Que penser d’un pouvoir qui prétend solliciter

l’exercice participatif alors qu’il en a déjà délimité les contours selon ses propres orientations ?

Nous voulons voir diffusé sur le site Europe Écologie le nom des membres qui constituent les

groupes 1, 2, 3, 4, 5.

Nous voulons que soient intégrées dans la synthèse toutes les propositions respectueuses des

principes d’Europe Écologie issues d’autres personnes que les membres du groupe 4, et que toutes

les décisions concernant l’avenir du mouvement soient soumises à l’approbation des adhérent(e)s.

Nous voulons dés aujourd’hui que le groupe 4, ainsi que les autres groupes, s’engagent à

communiquer en ce sens et qu’ils fassent en sorte que chaque adhérent vert et non vert puisse

prendre connaissance de la synthèse mettant en avant les points de consensus et les points de

divergence.

Nous voulons être assurés que les référents régionaux présents aux réunions du groupe 4 puissent

effectuer des restitutions auprès des adhérents, dans leurs régions, de ce qui s’est dit en réunion.

Les voix d’Europe Écologie ont fait naître un véritable espoir auprès de ceux qui attendent des

propositions concrètes pour transformer notre économie, notre politique et entamer le processus

aujourd’hui nécessaire de métamorphose de notre société. Si l’organisation démocratique de ce parti

ne s’érige pas sur le droit à la reconnaissance de la parole citoyenne et sur le respect de la

transparence par ses représentants politiques, à très court terme, ce projet ambitieux qui nous

rassemble aujourd’hui s’effondrera avant même d’avoir pu exister.

Nous avons fait connaissance sur le réseau social d’Europe Écologie. Certains d’entre-nous

n’avaient jamais adhéré auparavant à aucun parti, d’autres font partis des verts ou sont issus d’autres

partis, mais nous sommes tous adhérents désormais à Europe Écologie. Pour ceux qui souhaitent

ajouter leur signature à cette lettre vous pouvez le faire sur :

http://lettreouverte.europeecologie.net/2010/07/27/lettre-ouverte-pour-une-vraie-democratie-au-sein-deuropeecologie/#

comments

Agathe Broutin, Felipe Delaroche, Olivier Dumas, Ingrid Fersing,

Alain Fournier, Marija Ivanova, Lise Medini, Laurent Petit, Chris Valls

Soutenue par : Christophe Marie, Chantal Colocoloff, Anne-Laure Faugère,

Gildas Layec, Jean-Marc Di Trocchio, Jean-Claude Quintalet

Non Violence

Salut à tous,

Dans la charte qui est entrain de s’élaborer je souhaite que soit explicitement mentionné la nécessité d’adhérer à l’éthique de la non violence.

Pour effectuer la mutation socio-économique  à laquelle nous travaillons il est essentiel de développer cet esprit de non violence non seulement envers l’environnement mais également dans nos rapports quotidiens et dans notre pratique politique.

Signons un pacte de non agression.

Le fait d’avoir des avis et des convictions opposées ne justifie pas les rapports de pouvoir agressifs et les manipulations. L’esprit de non violence implique l’écoute et le respect de l’autre, il est  l’espace nécessaire au dégagement d’un consensus,  l’une des conditions pour dénouer positivement les conflits et les mal-entendus qu’implique la vie sociale et démocratique .

Il ne peut y avoir de transformation sans confiance. Les statuts et la charte sont les garde-fous de nos passions, les règles de notre vivre ensemble, mais s’il ne sont pas habités par une réelle et sincère motivation de transformation de notre esprit et de nos comportements, ces règles aussi belles soient elles seront détournées au profit de quelques un.

Cette époque de crise mondiale a pour vertue de nous contraindre à des remises en questions radicales et urgentes. Elle nous ouvre un champs de possibles qui semblait irréalistes et utopiques il y a peu. Grâce à internet nous nous rendons compte que nous ne sommes pas isolés dans notre métamorphose mais que bien au contraire nous sommes plus nombreux que nous n’osions l’imaginer.

Faisons nous confiance.